Strange artist..

Strange artist..
Le cerveau de BeN.

# Posté le mercredi 29 avril 2009 12:12

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 12:32

Quel, DOMMAGE.

Quel, DOMMAGE.
Tests Beaux Arts, passés. Entretien Beaux Arts, passé.
Pas prise. Rentrée 2009 à la fac, sans regret.


Dieu, tu remercies dieu, ça c'est bien de toi ! Mais mon amour pour toi est autrement plus fort.. Est-ce que Dieu aurait pu dormir auprès de toi, pendant toute une nuit sans toucher à ton corps..?

# Posté le lundi 11 mai 2009 08:58

Modifié le dimanche 14 juin 2009 04:16

This is the color of my life.

This is the color of my life.

# Posté le mardi 09 juin 2009 10:36

Modifié le mardi 07 juillet 2009 06:22

Uh baby baby it's a wild world.. It's hard to get by, just upon a smile girl..

Uh baby baby it's a wild world.. It's hard to get by, just upon a smile girl..
Je les laisse sur le quais de la gare, voie 4 train de 10h19, voiture 16 vers Marne la Vallée, Chessy..
Des larmes s'écrasent sur ma veste peut être parce que la dernière fois c'était il y a longtemps, j'ai peur que le temps joue avec moi comme ci la séparation était simple. Ils ont imprégné les pièces, les lits, avec leurs voix, douce musique, leurs rires, leurs cris, leurs mots.. Quand le train démarre, on a beau jouer les sereins, hurler ou sourire.. ca fait toujours aussi mal. C'est ce même putain de sentiment de vide, gros vide au fond du coeur qui s'installe, pour quelques heures. Je suis seule à sortir m'en griller une sur le béton, contre les grilles. Je ne vois plus défiler les visages la tête en arrière, dans le tramway, adossée au torse de Paul. A ressasser les ronds dans l'eau du jardin public, les roues dans le sable. Seule, sans protection, sans couverture, sans armure. Je repense à nos jours, j'essaie de m'adapter mais à côté de vous, rien ne me satisfait ici...Je souris, fais bonne figure, mais mon coeur est déjà tres loin. Les souvenirs me remontent à la geule, les murs transpirent les souvenirs.. Et même si le goût du miel et la présence qui m'est vitale me manquent, la distance n'est que poussière, les vies de ceux qui s'accrochent et s'aiment sont entrelacés par des chaînes inébranlables.

Et comme je vous aime, il n'y a pas de point final.

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 09:11

Modifié le jeudi 23 juillet 2009 14:06

Contemporain contraire du beau.

Contemporain contraire du beau.
"Le beau est une promesse de bonheur" Stendhal.
Pour ma part, je le crois, et plus que jamais. L'ennui, c'est que l'oeil et les sens contemporains ont un rapport au beau d'avance confisqué. Et du même coup, c'est le bonheur qui s'est perdu de vue...
Qu'est ce qui nous refuse la grâce du beau ?
"Le printemps a perdu son odeur" Baudelaire. Le regard contemporain est faussé dans son rapport à la beauté, mais aussi à la vérité. Les sens naturels qui fondent l'un et l'autre ont été vampirisés par ce que Rimbaud a appelé "le ruissellement fastidieux de photographies". Avec Rimbaud, je prend volontiers à mon compte l'anathème prononcé par Baudelaire contre la photographie, une mécanique de reproduction dans laquelle le poète prévoyait le crépuscule de l'expérience du beau, tant de l'imagination contemplative du spectateur. La photographie et le cinéma ont donné les moyens de se passer de l'oeil pour voir le monde. Les poètes ont compris les premiers que ce laboratoire, substitué aux arts du beau par des amuseurs intéressés, allait créer une lecture artificielle du monde des sens, où celui ci serait piégé. L'expansion envahissante des images de publicité et du divertissement de série n'a fait que croître depuis. Elle nous conditionne dès l'enfance à vivre dans un univers impersonnel et fuyant, photographié et filmé, ce qui rend très difficile l'approche ou même l'appétit du monde qui nous est propre, intérieur et relationnel, où nous sommes vraiment nous-mêmes, condition préalable à tout bonheur partagé avec les autres. L'oeuvre d'art ou d'artisanat, faite de main humaine, s'adressant à nos sens et à notre imagination naturels, n'est pas de même nature que l'image produite industriellement, qui imagine à notre place et nous fait voir ce qu'elle veut. (...) Bien sûr, la peinture s'adresse aussi à la vue, mais également, par correspondance, au tact et aux autres sens. Elle les éveille et les éduque, comme fait le monde naturel qu'elle imite. On entre avec un tableau dans un rapport de complétude charnelle analogue à celui que l'on a avec des lieux, des choses, des êtres aimés, alors que l'image industrielle occupe abstraitement un seul sens : la vue. Elle fait de nous des voyeurs et, faute de nous initier à la volupté, elle frappe fort.
Mais personne ne confond une publicité avec une oeuvre d'art...
Je n'en suis pas sûr. Le postmodernisme, en art, a justement consisté à abolir cette distinction, qu'un Duchamp ou un Dali trouvaient déjà fragile. Avec Andy Warhol, l'art dit "contemporain" a effacé la frontière. Désormais, les produits de série, de même que leurs publicités, paradent dans les galeries et les musées, signés et désignés comme "oeuvres d'art". C'est l'occasion d'une expérience qui n'a plus rien d'esthétique ni de sensuelle, mais qui est toute cérébrale et même pénible, car elle suppose l'effort sur soi de décider que cet objet "nul", parce qu'il est là, parce qu'il est cher, parce qu'il est signé d'un nom célèbre, doit-être de l'art.(...) Le bonheur, à tout le moins sa recherche et sa promesse, c'est le moment où tous les sens sont en joie, parce qu'ils ont reconnu l'objet qui comble leur vrai désir, qu'il s'agisse d'un autre être,, d'une oeuvre d'art, d'un lieu délicieux, ou le Dieu qui les transcende tous. (...) Le non-art dit "contemporain" achève ce que le "ruissellement de photographies" a commencé, il nous enferme à double tour dans l'abstraction qui éteint les sens, qui désincarne et dénature.
Qu'est ce qui nous fait souffrir dans le "beau" contemporain ?
C'est qu'il nous contraint à sentir contre notre gré ce que nous ne sentons pas. (...) Le paradoxe de nos sociétés modernes, si riches en divertissements et en loisirs offerts à tous, c'est qu'elles retirent d'une main ce qu'elles offrent de l'autre. Par leur communication frénétique, elles interdisent la contemplation désintéressée, l'état de loisir intime. (...) La différence entre le travail à la chaîne de la semaine et la boulimie consommatrice du week end est devenue aussi mince qu'entre le contenu du supermarché et celui de la galerie d'art contemporain (...)
Le naturel serait-il devenu impossible ?
Et pourquoi ? Il est rare, mais il est d'autant plus souhaitable. Le naturel, c'est le comble de l'art, quand il se fait oublier en imposant sa grande simplicité comme suprême évidence. (...) Le filtre qui oblitère notre regard et qui truque le monde à grande échelle, sur des milliards d'écrans bien au delà de la province de l'art dit "contemporain", a ses limites et sa secrète fragilité(...)


CKI (magasine de mode et de mots) face à Marc Fumaroli.

# Posté le jeudi 23 juillet 2009 05:31

Modifié le jeudi 23 juillet 2009 14:05